Revue de presse

Sur Histoire de Daniel V. de Pierre Brunet

Histoire de Daniel V. est une oasis en plein désert. Incontournable, tremblant de beauté, unique et pur … Lisez ce flambeau, ce phénomène éditorial. Publié par les majeures Éditions Signes et Balises” (Evlyne Leraut, 17 août 2021).

Sur Je ne sais même plus quelle tête il a de Véronique Willmann Rulleau :

  • « Quel voyage ce livre m’a fait faire ! Je me suis laisser porter par les souvenirs entrelacés, fantasmes évoqués, corps du trauma. On mesure bien l’ampleur de la souffrance enfouie qui cogne, qui veut se faire entendre. On voit que “le jardin d’Éden peut-être devant soi” est le chemin que l’auteur va continuer de tracer. J’aime cette écriture fluide avec un vocabulaire très poétique. J’espère que ce premier livre ne va pas rester seul. » (Andrée Varieras, psychanalyste)
  • « J’ai pris le temps de lire ce livre de manière posée. Puis de le relire, car je voulais apprécier à sa juste valeur sa richesse, et notamment cette étonnante construction en kaléidoscope. Construction qui n’a pas dû être simple à élaborer, et qui, pour moi, participe beaucoup à la force de ce récit éclaté, et pourtant étonnamment « uni ».
    Pour ce qui est du fond, outre le sujet lui-même, j’ai été sensible à la manière dont la narratrice raconte tout cela avec juste assez de distance pour ne pas accabler le lecteur, sans transiger pour autant avec sa sincérité, ni avec l’urgence à dire les choses, aussi dérangeantes soient-elles. Un exercice d’équilibriste qui me semble très réussi. » (Éric Quéméré, journaliste)
  • « J’ai été sensible à l’écriture de VWR, tout en nuance, à ces fragments ciselés, taillés, façonnés dans la matière de l’expérience vécue. La forme de la fugue, avec ses refrains, ses déplacements, ses répétitions et variations comme on le dit dans cette musique, m’a particulièrement intéressée.
    Cela ouvre sur les différentes facettes de la narratrice, l’enfant, la jeune fille, la femme, la mère -, le miroitement que cela opère dans le récit est vraiment intéressant.
    Et puis, cette fugue, ces ellipses, c’est comme pendant l’orage, ce petit moment où un éclair fait apparaître le paysage. Et puis à nouveau, ça s’éteint. Et il m’a semblé que ce parti prix correspondait parfaitement au sujet. Cela donne de la force et une tension narrative à l’ensemble.
    Car, il y a bien sûr, la violence de l’emprise, le rapport de l’homme à la femme – chaque personnage homme porte en lui, une part de cette domination – sauf un, celui de la fin, celui qui ouvre sur une possibilité d’aimer. » (Astrid de Laage, autrice, formatrice Aleph)
  • Dans le Matricule des anges (numéro juillet-août 2021), sous la plume de Camille Cloarec .
  • Sous la plume de Juliette Keating (page facebook, 17 juillet 2021):
  • “Lu d’un souffle, ce beau roman de Veronique Willmann,” Je ne sais même plus quelle tête il a”, (éditions Signes et Balises). Par chapitres courts, fragments mémoriels se succédant mais aussi, lancinants, réitérés dans ce mélange des temps qui fait la temporalité particulière des souvenances, l’autrice évoque les violences éprouvées par l’enfant qui est une fille entre des mains d’hommes, des désirs d’hommes. Alternant la première personne et la troisième personne, le récit accole la perception intérieure d’actes subis à des images extérieures, et décrit ainsi le dédoublement de soi qui est une condition de la survie physique et psychique de la narratrice, sujet sensible dénaturé en objet à satisfaire les hommes. Plus âgés toujours, ils se substituent les uns aux autres tandis que l’enfant devient une adolescente puis une jeune femme sans qu’il ne lui reste d’eux plus qu’un détail physique, un vêtement, une odeur, et la marque, la couleur, de chacun de leur véhicule qui sont autant de cages où elle se laisse piéger, réduite à l’impuissance par tout un environnement de domination concrète et symbolique entretenu par les hommes. L’attention portée aux sensations, la métaphore de la mer (mère), les eaux berçantes sur lesquelles elle flotte à l’abri du bateau-ventre, les eaux avalantes qui emportent son corps et le recrachent presque démantelé, les eaux vivifiantes aux remous dangereux et la force poétique de la langue, donnent à ce court roman une grande intensité. Véronique Willmann Rulleau réussit avec courage et finesse, à dire les épreuves traumatisantes que sont pour l’enfant femme les rapports sexuels quasi incestueux avec ces hommes familiers et dominateurs, épreuves qui ne sont pas de l’ordre du fait divers, mais concernent toutes les femmes.”

Sous la plume de Patrick Schindler, dans Le Monde libertaire: “un livre magique” (août 2021).

Sous la plume de Warren Bismuth, sur le blog Des livres rances : “Véronique WILLMANN RULLEAU y va avec pudeur mais hargne, dans une volonté féministe de témoigner sur l’indicible. Mais c’est aussi un hommage à la littérature, par la forme même de l’écriture…”

Sous la plume de Pierre-Vincent Guitard, sur le blog e-littérature: “Comment dire autrement cet enchaînement de la soumission qu’avec ce style épuré. Ce témoignage demandait à être revécu, cet escalier qui pleure à être descendu, ce corps écrit pour enfin apercevoir le jardin d’Eden, celui des mots.”

Sur Nous avons la mer, le vin et les couleurs de Nikos Kavvadias :

  • “Mots au-dessus des flots”: très belle page de Sophie Launay sur le blog L’heure grecque (février 2021)
  • Sous la plume de Patrick Schindler, aka “le Rat noir”, qui nous fait partager son ravissement d’avoir découvert Athènes, la librairie Lexikopoleio et la correspondance de Kavvadias (février 2021).
  • “Le mal du départ“, dans En attendant Nadeau, par Ulysse Baratin (1re quinzaine de décembre 2020),
  • Article de Guillaume Decourt dans la Quinzaine littéraire de novembre-décembre (n°1231)
  • “Des histoires de marin, ni vraies, ni fausses””, par Fabien Ribery (blog L’intervalle, 19 novembre 2020),

Sur Journal d’un timonier et autres récits de Nikos Kavvadias

  • L’écrivain Jacques Josse sur son blog (août 2018)