Je ne sais même plus quelle tête il a
136 pages N/B, 2 rabats, 12 x 17 cm
Véronique Willmann Rulleau
Par bribes, épiphanies et brèves réminiscences, une femme se remémore cet homme empressé, trop présent, son corps et ses gestes… violents. Elle était si petite. Sa mère ne se rendait-elle donc de rien ? Plus tard, d’autres femmes vont écouter ses mots et ses blessures, accompagnant la réparation.
Véronique Willmann Rulleau signe ici son premier roman. Elle choisit l’écriture blanche pour dire l’expérience ineffable d’une toute jeune fille, une enfant, meurtrie par le viol, l’emprise – mais
aussi l’histoire d’une femme qui se reconstruit, par les mots et l’amour.
“J’ai pris le temps de lire ce livre de manière posée. Puis de le relire, car je voulais apprécier à sa juste valeur sa richesse, et notamment cette étonnante construction en kaléidoscope. Construction qui n’a pas dû être simple à élaborer, et qui, pour
moi, participe beaucoup à la force de ce récit éclaté, et pourtant étonnamment ‘uni’. ... J’ai été sensible à la manière dont la narratrice raconte tout cela avec juste assez de distance pour ne pas accabler le lecteur, sans transiger pour autant avec sa sincérité, ni avec l’urgence à dire les choses, aussi dérangeantes
soient-elles. Un exercice d’équilibriste...” (Éric Quéméré)